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La protection des espèces nous concerne tous

La nouvelle exposition au musée des douanes met en lumière l'importance de l'accord CITES et le rôle des douanes dans la protection des espèces. Les visiteurs découvriront des expériences interactives et des objets rares sensibilisant au respect des réglementations d'importation.

Une mosaïque d'yeux d'animaux accompagnée d'un message de protection des espèces en allemand et en italien. Yeux colorés en différentes formes, soulignés par des couleurs vives et un texte jaune.

Aujourd’hui, tout le monde sait qu’à moins de disposer d’un certificat CITES, il est formellement interdit d’importer en Suisse des objets en ivoire, des sacs à main en peau d’alligator ou des produits à base d’animaux ou de plantes menacés d’extinction. Beaucoup ignorent en revanche que certains pays considèrent le ramassage de coquillages sur la plage comme une infraction.

Chaque année, l’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF) saisit des objets qui ne respectent pas les dispositions de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES). Cet accord, dont la Suisse est l’un des cinq membres fondateurs et qui a été ratifié jusqu’ici par plus de 180 États, régit le commerce international en matière de faune et de flore sauvages afin de protéger quelque 40 000 espèces en voie d’extinction. Lors des contrôles, les collaborateurs de l’OFDF ciblent différents objets de contrebande, notamment des sacs à main ou des bracelets de montre en cuir de reptiles, des écharpes luxueuses en laine shahtoosh, des animaux empaillés ou des objets en ivoire. Toute personne ne respectant pas la loi s’expose non seulement à la saisie du bien interdit, mais aussi à une amende allant de 100 francs à 1 million de francs ainsi qu’à une peine privative de liberté de cinq ans au maximum.

La lutte contre le commerce illégal des espèces protégées repose principalement sur la sensibilisation et sur la formation du personnel douanier. Pour l’aider dans sa tâche, ce dernier peut compter sur des chiens dressés à cet effet. Une collaboration étroite avec les autorités nationales et internationales est également essentielle pour lutter efficacement contre ce fléau.

Organisée avec le concours de l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV), la nouvelle exposition « La conservation des espèces nous concerne tous » du Musée suisse des douanes de Cantine di Gandria présente les différents aspects de la CITES et sensibilise le public au respect des règles d’importation et au rôle fondamental que joue l’OFDF dans ce domaine.

Chambre des horreurs et salle de cinéma

Une partie des marchandises interceptées par l’OFDF est entreposée dans la salle des objets confisqués de l’OSAV. Le Musée suisse des douanes en expose une sélection dans la « chambre des horreurs », une salle remplie d’objets exotiques et insolites : on y trouve, par exemple, une peau d’ours polaire avec la tête, des objets en ivoire finement sculptés, des crânes d’animaux de différentes espèces et dimensions, des serpents empaillés, des soupes d’orchidées et bien d’autres objets. En plus d’un jeu interactif pour les petits, de vidéos interactives et de deux défenses d’éléphant grandeur nature, le Musée suisse des douanes inaugure cette année aussi une salle de cinéma.