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1935 kilomètres de frontière dans le musée

Salle 4

Ce qui semble ici d’une apparence sympathique est en réalité tout sauf confortable. Ce matelas rembourré de feuilles de maïs était un véritable nid de poux et de souris. Les murs humides et fissurés laissaient passer tous les courants d’air. La vie dans ces postes de douane décentrés était très ardue et monotone, surtout pour les jeunes gens célibataires qui y étaient affectés.

Le travail douanier quotidien se caractérise aujourd’hui encore par un certain esprit d’aventure et de nombreuses surprises. Lorsqu’on interroge les collaborateurs sur leurs activités, leur réponse est toujours la même: «Quand je prends mon service, je ne sais jamais ce qui m’attend. Chaque jour est différent. Mes tâches sont multiples et très variées. Quand je rentre chez moi le soir, je sais que j’ai contribué à rendre la Suisse plus sûre».

En 1932, la police tessinoise traque des voleurs de poules. Las des recherches infructueuses, les douaniers s’adjoignent les services d’un berger allemand prénommé Astor. Très vite, son flair le conduit vers les pentes du Serpiano; après quelques aboiements, Astor déterre 60 poules qu’un renard avait soigneusement cachées là durant la nuit. À la mort du chien, son propriétaire a cru bon de transformer son pelage en descente de lit.

L’intuition du personnel de la douane et le flair de ses chiens continuent de jouer un rôle important dans la détection de drogues. Les scanners hautement spécialisés, les applications pour smartphones, les systèmes de caméras et les analyses de risques toujours plus pointues y contribuent également.