1935 kilomètres de frontière dans le musée
Salle 3
Un chaudron en cuivre d’un éclat incontestable qui faisait la fierté de toute mère de famille tessinoise. Au poste frontière de Cantine di Gandria, les douaniers étaient souvent livrés à eux-mêmes : pain de seigle et soupe minestrone à l’orge composaient leur quotidien. S’y ajoutaient des pâtes à base de blé complet et du risotto.
L’économie et la société évoluent rapidement, la criminalité aussi. La douane adapte continuellement sa stratégie et ses tactiques de contrôle. Grâce aux nouveaux outils numériques, elle peut effectuer des contrôles mobiles. Formé conformément au nouveau profil professionnel de spécialiste en douane et sécurité des frontières, le personnel est à même de réagir rapidement aux changements de situation.
De 1904 à 1921, le poste de douane Caprino de Cantine di Gandria était occupé par plusieurs gardes-frontière. Dépourvu d’électricité et de téléphone, il n’était accessible que par bateau. En 1921, la Direction des douanes décida de n’employer sur place que des douaniers non mariés. La situation était devenue trop difficile pour les familles.
La place ainsi libérée est dès lors utilisée pour présenter des collections historiques liées à l’histoire des douanes. Dès 1935, l’officier garde-frontière Angelo Gianola rassemble divers objets de douaniers et de gardes-frontière, à savoir des uniformes, armes, instruments de mesure ainsi que des objets de contrebande qui constitueront la base du musée des douanes actuel.