1935 kilomètres de frontière dans le musée
Salle 1
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La première carte douanière suisse date de 1825. Elle montre le méli-mélo des postes frontières, des douanes intérieures ainsi que des voies et des ponts à péage jusqu’en 1849. Ces différents postes constituaient autant de freins pour le commerce et le transport.
La Suisse et la Principauté de Liechtenstein constituent un territoire douanier commun. Ces deux États font en outre partie de l’espace Schengen. Dès lors, les contrôles ont été déplacés. Autrefois effectués à des emplacements fixes à la frontière, ils prennent aujourd’hui la forme d’opérations mobiles dans l’espace frontalier. Les transports illégaux ne sont cependant pas devenus plus faciles pour autant. En effet, les contrebandiers ne savent jamais à l’avance où un contrôle va avoir lieu.
Ce bureau des douanes résonne depuis 1850 des crépitements du clavier de la machine à écrire. Les doigts agiles du douanier glissent à toute allure sur la Remington. Ces hommes au costume bleu et à la casquette à visière étaient connus sous le nom de «Guardia di Finanza».
L’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF) compte actuellement près de 4700 collaboratrices et collaborateurs. À la suite de la transformation numérique, les pro- fessions jusqu’alors distinctes de spécialiste de douane et de garde-frontière ont été fusion- nées en une profession unique, celle de spécialiste en douane et sécurité des frontières. À l’aide de différentes applications, les titulaires de cette fonction peuvent effectuer eux-mêmes des contrôles complets portant à la fois sur les marchandises. les personnes ou les moyens transport.
Le montant des droits de douane et des taxes influençait le choix des routes de transit commercial. À la fin du 17e siècle, on assiste à un net recul du transit par le Gotthard. Les marchands passant de Bâle à Bellinzone estimaient en effet être taxés trop lourdement et s’étaient dès lors rabattus sur les cols des Grisons.
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Le montant perçu au titre des droits de douane à l’importation représente aujourd’hui moins de 10 pour cent des quelque 23 milliards de francs que la douane suisse encaisse chaque an- née. Compte tenu de la décision du Parlement d’abolir à l’avenir les droits de douane sur les produits industriels, cette part va encore se réduire. À la frontière et à l’intérieur du pays, une importance croissante est par contre accordée à la perception de redevances telles que la taxe sur la valeur ajoutée, les redevances sur le trafic des poids lourds, la vignette autoroutière, l’impôt sur la bière, l’impôt sur les spiritueux, l’impôt sur le tabac, etc. Grâce au programme de transformation DaziT, ces redevances sont prélevées de manière uniforme et numérique, ce qui simplifie considérablement les processus pour les clients.
En 1823, il existait en Suisse plus de 400 douanes cantonales. Les communes, des corpo- rations et quelques privés se partageaient en outre différentes taxes douanières. La Constitution fédérale de 1848 a permis à la Confédération de supprimer les restrictions commerciales intercantonales.
La douane suisse est responsable de l’application de la législation douanière. Elle vérifie également le respect de centaines de dispositions à la frontière, comme par exemple les contrôles de denrées alimentaires, la protection de la faune et de la flore, la conservation des espèces, la circulation des marchandises dangereuses et des substances radioactives ou toxiques ou la protection des marques.